p o i s o n e d *

Journal extime d'une parano instable qui mitraille au sarcasme et autodérision.

03 octobre 2007

I want your eyes to color my world

Depuis trois jours, octobre est entamé. Depuis trois jours, je déambule dans les rues de mon quartier avec une petite excitation enfantine qui cache mal une nostalgie de fille pu tellement ado et ni trop femme. À chaque pas que je fais, je me souviens d'une soirée d'Halloween ou de certains moments de mon enfance pendant ce temps de l'année que j'ai toujours adoré. Il me semble qu'il n'y a pas si longtemps que ça, j'étais encore devant le miroir du portique à me déguiser en Popa dans La P'tite Vie à me demander si la tournée allait être bonne. Et il me semble encore pas si lointain que ça le temps où je jouais à des jeux insipides — mais tellement amusants — comme Les Quatre Coins à la récré durant un automne frisquet! Et dire que la plupart du temps, une petite partie des Quatre Coins et j'oubliais tous mes soucis ou je me réconciliais avec ma copine après une chicane vraiment conne à propos d'un truc encore plus con. Il y avait aussi les jeux moins amusants pour moi durant le mois d'octobre! Je détestais avoir à me déguiser à l'école et participer au concours de costume. Tout ce que je voulais, c'était ma part de friandises et m'extasier devant le costume des autres. De toute manière, j'avais rarement des déguisements originaux... je préférais m'humilier incognito dans la foule tard le soir que devant mon école tout entière et subir une fois de plus les commentaires mesquins de mes comparses. Au moins, si mes costumes étaient plutôt nuls, je ne me suis jamais déguisée en bébé! Plutôt mourir.

Les souvenirs de mes mois d'octobre m'évoquent la couleur maïs des feuilles, le vent qui nous décoiffe bad hair day style, le froid qui nous rougit les joues, les petits monstres dans les rues, les caries, l'odeur du maquillage cheap d'Halloween et plus récemment les Gilmore Girls et leur petite ville Stars Hallow. Écouter cette émission lorsqu'il sont durant cette période de l'année me donne envie d'enfiler un manteau, un gros foulard et de marcher avec un gros café (ou expresso!) pendant de longues minutes. Je n'ose pas le faire puisque je crains toujours de me retrouver seule avec moi-même pendant des moments comme ceux-ci, mais j'imagine que ce doit être enivrant d'avoir les sens en éveil à cause du froid du vent, de la chaleur et de l'odeur du café et... l'odeur d'automne. Parce que oui, automne à une odeur particulière tout comme l'hiver! M'enfin, je vous épargne mes divagations sur les odeurs de saisons qui me font divaguer complètement pour des raisons bonnes et moins bonnes.
Cette année, par contre, je suis plutôt déçue de notre automne. Les couleurs changent dans nos arbres, mais la température, elle, ne suit pas la cadence! Il fait constamment chaud, parfois trop, et il y a souvent des journées humides. On se croirait en printemps avancé avec un paysage automnal. Je n'arrive même pas à percevoir l'odeur d'octobre, et ça me frustre! J'ai attendu ce moment précis de l'année seulement pour voir sa magie diminuer? Grrr! Alas, I don't think I can change the season, nor negociate with Mother Nature. What a stubborn ladie, that bee-atch! Probably a feminist.

*ahem*

À travers tous ces souvenirs et les petites excitations que je peux vivre depuis le début d'octobre, je suis encore stupéfaite de ne pas avoir vu le temps passé. Est-ce la routine plus que l'habitude qui fait que je ne me suis rendu compte de rien? Dire que j'étais certaine, au début de ma formation, de voir les heures s'égrainer, d'être éternellement solitaire et de ne pas être à la hauteur de rien pour personne. Surprisingly, things have been rather smooth. J'aime ça comme ça. Qui plus est, j'ai eu quelques concepts pour mon projet de papeterie dû à mes erreurs! Comme l'a si bien dit Mark Twain : « Le nom du plus grand des inventeurs : accidents ».


Humeur: Nostalgique/Contente
Musique: Sam Philips - Where The Colors Don't Go
Livre: Harry Potter and The Deathly Hallows, J.K. Rowling
Breuvage: Coca-Cola
Projets: Girly blog, kawaiilendrier (calendrier kawaii)





19 août 2007

School's out (only) for summer

tagueulehermione

Cela faisait déjà quelques semaines que je le sentais, mais depuis que j'ai lavé ma literie et que j'ai fait aérer ma chambre pendant toute la journée, c'est rendu une chose palpable. Septembre. Ça sent le mois de septembre dehors. Pire encore, septembre est synonyme de rentrée scolaire alors, minute après minute je dois souffrir mentalement quand j'inspire, j'envisage même d'arrêter de respirer ou de me procurer un masque à gaz direct de l'armée canadienne (on niaise pas avec ces choses-là, les p'tits animaux).
S'il y a bien deux odeurs de saison que j'ai beaucoup de difficulté à tolérer, soit parce que ça me donne la nausée ou une crise de convulsions subite, c'est celle de septembre et celle de décembre. Vous avez deviné que septembre était la cause de ma consommation inquiétante de Gravol, spécialement cette année puisque je retourne sur les bancs d'école (rime involontaire). Je croit qu'on a tous malgré nous associé cette odeur (à qui la sent, hein) à la rentrée scolaire. Il y a tellement de mauvais souvenirs relié à septembre pour moi, c'est pas croyable! Je pourrais bien vous faire un top 5, mais ma mémoire ne se rend pas jusque là. Hihi.

Je me souviens de mon tooout premier jour d'école, celui de la maternelle, parce que je suis pas allée en pré maternel. I'm the shit yo, prosternez-vous. Tous les bambins et bambines de ce monde ont hâte à ce grand jour puisqu'ils deviendront des grands eux aussi. De très grandes personnes, horaire chargé et l'agenda plein à craquer de rendez-vous avec le président de l'Ouganda. C'est dans cette attitude que j'ai affronté dignement — accompagnée de mon papa — la foule de petites créatures de mon genre dans la cour de récréation de l'école Le Sentier. Mais c'qu'on était nombreux, oulà! J'savais pas qu'il y avait autant de grandes personnes en devenir! Après la répartition des élèves, on a tous suivi notre professeure dans un coin précis de la cour de récré' pour entendre son petit discours. Encore aujourd'hui, j'ai un total respect pour cette dame qui a pris le temps de prendre soin de mon cerveau sans m'humilier comme l'ont fait ses comparses durant les années suivantes. Je n'ai pas écouté le blabla alors, quand est venu le temps de dire adieu à nos parents pour la journée, j'ai dit un simple bye-bye à mon père. Il s'en est en allé dare-dare, mais la mine un peu piteuse. Je l'ai regardé partir tout en observant la foule de petits qui commençait à pleurer à chaude larme à cause que maman ou papa les quittait. Je me souviens avoir regardé une fillette pleurer les larmes de son corps parce que son papa devait la quitter, s'accrochant désespérément à son bras. Est-ce à ce moment-là que mon être s'est programmé en mode "girly"? Je l'ignore, mais après avoir regardé cette scène déchirante, je me suis mise à brailler au meurtre. Je regardais mon père de l'autre côté de la clôture en chignant : "Peupaaah! Nooon!!!!!! Papaaaaa.....Buuuu!!!!". Il n’en fallait pas moins pour boosté son orgueil de père et venir démontrer à toute cette gent féminine qu'il n'était pas salaud, lui, il savait prendre soin du fruit de sa copulation. Il est revenu vers moi, on s'est étreint dans nos bras et m'a encouragée sans relâche à affronter ma journée. C'est ainsi que j'ai pu essuyer mes larmes mélodramatiques et sourire à ma si gentille professeure qui allait, sans que je le devine d'avance, me laisser perdre toutes les pièces des puzzles de notre classe, embrasser Guillaume devant tout le monde et qu'elle se porterait à ma rescousse lorsque je me ferai tabasser par Vincent parce que je croyais que son nom était Béatrice (sans dec').

Je ne sais pas s'il y a eu d'autres entrées scolaires mémorables dans le genre, mes souvenirs ne sont que des fragments de débuts d'année collés à d'autres moments durant mon évolution dans l'univers de l'éducation. Si je le pouvais, j'aimerais bien retrouver cette innocence d'enfant qui n'a besoin que des encouragements de son peupah pour affronter les charognards de sa classe. Les années qui ont suivi n'ont pas été molles comme de la guimauve, mais je me suis bien marrée quand même durant les premières semaines. Je croise les doigts pour que ma rentrée prochaine soit aussi chouette que celle de ma rentrée à la maternelle! Je crois même que je vais retenter la scène de la crise de larme à mon père, sait-on jamais si ça me donnerait une paire de burnes en acier trempé pour affronter ma journée qui s'annonce flagellation style.



12 juillet 2007

When you were young

NovemberRain_01
And sometimes you close your eyes
And see the place where you used to live
When you were young

La semaine s'achève bientôt sauf qu'on dirait que le Grand Barbu (Dieu ou... ce que vous voudrez) a décidé de jouer un sale tour aux Québecois. Il semblerait qu'un filtre gris recouvre notre « belle » province (de losers). Ici, on collectionne les journées grises, pluvieuses et boostées d'humidité comme le ferait une gamine avec des autos-collants. À défaut de pouvoir coller nos journées dans un album, on colle sur nos chaises. J'ai beau faire toutes les danses de tribu pour implorer la pitié des Dieux de la nature, les nuages persistent. J'ai même râlé un bon coup (SPM, ça explique tout) et rien n'y fait. Alors, ne me blâmez pas. Ou ne me blâmez plus; mon système accessoirement reproductif n'a rien à avoir avec ce temps de merde.

Par contre, j'ai beau essayer de tout mes forces, je n'arrive pas à être totalement mécontente de cette grisaille répétitive. Aussi étrange que cela puisse paraître (même à moi), les journées pluvieuses évoque en moi une partie de mon enfance qui était agréable. Lundi, dès que j'ai pu me sortir des vapes oniriques, j'ai senti l'odeur de la pluie. Les souvenirs ont afflué dans une succession saccadée d'images et de souvenirs olfactifs. La rue Garnier sous la pluie, la vieille Camaro toujours stationnée au même endroit, le jardin de ma nonna dans la cour arrière, l'odeur du basilic frais mélangé à celle des tomates. Il y a eu cette odeur de parfum que je n'arrive pas à reconnaître exactement. Je suis presque certaine que c'était le parfum doux et fleuri de ma tendre nonna qui embaumait l'appartement noyé dans l'odeur d'après-rasage typiquement italien de mon misérable nonno. Revoir cet appartement qu'en souvenir me chagrine, c'était à peu près tout ce qui restait de ma nonna et il a fallu que le connard le vende, tout comme le reste de ses affaires. Tout en repensant à ces souvenirs heureux à la fois douloureux, j'ai souri béatement pendant quelques minutes. Puis, j'ai décidé de creuser un peu plus loin dans le bon vieux temps. J'ai passé mon après-midi à écouter Plains, Trains and Automobiles, avec John Candy et Steve Martin, et ce fut le plus bel après-midi que j'ai eu depuis un bon moment!

Sans aucun doute, les films avec John Candy ont marqué mon enfance! Je crois qu'il n'y a pas un de ses films que je n'ai pas vus une dizaine de fois sans me lasser, même si je connais tous les gags et toutes les péripéties. C'était un acteur vachement bon, ce Candy. Dommage qu'il soit décédé si jeune... Ça me rend tout triste rien que d'y penser! Ah, ce John Candy, son visage est pour moi une marque dans le temps, le mien, où tout était encore si beau. Où j'étais encore naïve et innocente. La période de notre vie qu'on aimerait pouvoir revivre quand on claque les quarante ans, mais en sachant tout ce qu'on a appris de la Vie. Moi, je ne vois pas le but de revivre mes cinq ans en sachant que la race humaine est capable des pires barbaries, plus pires que celles que je pourrais inventer pour un film d'Hollywood.
Un autre film qui souligne la belle époque de mon enfance est Hocus Pocus! Ma soeur et moi avons probablement donné la nausée à mes parents à force de l'écouter, mais il y a-t-il une chose semblable qu'un parent refuserait à son enfant, hein! Surtout s'il s'agit de deux soeurs terribles. Il y a aussi le film The Witches qui m'a tellement traumatisée, mais divertit! C'est probablement de là que j'ai commencé à vouloir avoir des yeux violets.

Je ne sais pas pour vous, mais moi je prendrais tout de suite un ticket pour aller visiter ces années de ma vie! Dr. Emmett Brown, sortez votre DeLorean, j'ai un voyage à faire!


Humeur: wink nostalgique
Bande-son: OLIVIA - Dream Catcher



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